SENTIERS PAYSANS


© Editions Cheminements (avril 2007)

 

 

 

 

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Quatrième de couverture

 

Dans ses chroniques, Jean-Pierre Lacombe, digne héritier de l'universalité de la parole des troubadours, chantre de la sagesse paysanne, nous entraîne sur les hautes et basses terres du Limousin, pays de sa langue originelle, de son enfance, de sa vie d'homme de la terre.


Tour à tour passionné, passionnant, nostalgique, révolté parfois, mais toujours lucide avec ce sens de la dérision et de l'à propos, il a voulu nous faire partager son univers fait de gens, de bêtes, d'arbres et de sources, avec l'infinie tendresse et la juste sensibilité de sa plume de poète.


C'est une ode à la terre, un hommage aux personnes aimées, la peinture d'un quotidien chargé de sens, de bon sens.


C'est un hymne à la vie.

Corrézien, Jean-Pierre Lacombe a cessé son activité d'éleveur en 2003.

Paysan il est, paysan il restera.

C'est dans cette terre qu'il aime tant qu'a germé son désir d'écrire, de raconter son pays.

 

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«CHRONIQUES DES HAUTES ET BASSES TERRES DU LIMOUSIN»

 

 

Au fil de ces trente-six chroniques suivies de quelques poèmes, j'ai tenté de donner une impression «de l'intérieur» sur ce monde agricole que je venais de quitter, et plus largement sur l'évolution du monde rural.


Deux cahiers photos, un en couleurs et un en noir et blanc étaient insérés dans cet ouvrage de 360 pages ; des extraits sont visibles en pages «galeries».

 

 


 

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Les faucheurs du Puy-Grand à Chamboulive, le jour de l'Ascension, ultime survivance des antiques gestes

 



Quelques extraits de Sentiers Paysans...

 

Prélude (p. 17)

 

«... A l'heure où tant ont à dire et à souffrir de ce que fut leur enfance, - sans doute un peu pour cela, et aussi combien je trouve secrets et intimes ces jardins suspendus de nos cités intérieures- j'avoue avoir parfois quelque retenue à dire que la mienne y fut assez douce ; et surtout libre, bercée, certes, des habitudes, des contraintes, des lourdeurs, mais aussi et surtout des solidarités, des innombrables finesses d'un monde qui, bien qu'il sût sa fin prochaine, se refusait à y consentir : mon père, en effet, répétait à l'envi qu'il pratiquait une agriculture de survie, l'opposant ainsi tantôt élégamment, tantôt de manière bien plus virulente, à l'autre, qu'il baptisait agriculture de compétition, terme prémonitoire quand on sait combien était et serait funeste la triste course aux hectares et à l'agrandissement fatalement déshumanisants, encouragés d'ailleurs non sans arrière-pensées par les ʺdécideursʺ de tous acabits.

Il y avait aussi, comme une exergue quotidienne, le goût sirupeux de l'infinitude de ce temps que nos grands-pères, tous rescapés de la guerre dite ʺgrandeʺ avaient conscience d'avoir arraché du plus profond de l'horreur, ce temps qu'ils se prenaient sans compter et qu'il n'eût pas vraiment fait bon leur disputer. On s'arrêtait, le temps qu'il fallait, pour rouler et fumer une cigarette, pour commenter l'actualité du moment, que l'on avait scrutée à sa façon dans le journal -tout le monde lisait le journal- ou vaguement perçue à la radio, mais l'on parlait surtout du temps qu'il faisait ou que l'on pensait qu'il allait faire, des infinies facettes de la vie et du travail, et bien sûr, des nouvelles d'ici.

Ce rythme nous allait si bien, et les vieux étaient nos complices, nos précepteurs de liberté, mais aussi nos instructeurs, et gare lorsque l'on oubliait le bonjour à un que l'on avait aperçu. »

 

 

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Le dolmen limousin de Chez Moutaud à Saint-Auvent.

Mémoires de pierres, un détour de souvenirs,

un éclat de l'oeuvre des premiers bâtisseurs d'Europe, il y a bien cinquante siècles.

Quelles pierres se souviendront de notre quotidien, dans cinquante siècles de plus ?

 


Concerto (p.339)


(juin 2004)

Il y avait, au dehors, semblables à quelque arrière-scène du joyeux brouhaha qu'emportait par instants les pincements de la brise de nord, des notes, que le simple sourire de juin suffisait à accrocher, ce soir-là, aux plus hautes flammèches des réverbères. La ville s'animait à l'approche des grands écarts qui la libèreraient pour un temps de son apnée du reste des mois.

Une guitare amie, longtemps tue, y allumait enfin la torche tant espérée des retrouvailles.

Des mains, des sourires peut-être, me posaient, à même le bois, des verres pleins de tendresses inattendues et du fil savoureux de crissantes rencontres que ton moka sans tanins éclaboussait de ses immanquables reflets d'Arabie.

Un café dont je croyais le rideau déchu depuis la noire saison qui scella l'ultime départ des anciens et que je redécouvrais presque inconnu, ou plus simplement dont j'avais peut-être oublié la trame des soirs. Il s'offrait à nous, affable et riche du sang de vos accueils, en un souffle second, ayant vaincu la distance et la lourdeur de la durée, tout d'ors et d'éclats de vivre, de miroirs embrumés et du souvenir caillouteux de nos routes anciennes.

Je crois bien que j'y retournerai.

 

 

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E tu mon vialatge... Nuzéjoux, Herbes folles

 


 

SEPARATION

 

 

 

PRESSE

 


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La Montagne, édition "Corrèze", 20 mai 2007

 

 

 

♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥ .... COUP de CŒUR ..... ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥   ♥


 

 

Une des rares critiques de cet ouvrage qui ne se soit pas contentée de reprendre ou d'adapter la quatrième de couverture, signée par Michel Chadeuil, écrivain et poète bien connu d'expression occitane, dans le numéro 119 de la revue Paraulas de Novelum, en avril 2008.


 

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